jms 280

jms du 10 mai 2008

OUvroir de PEINture POtentielle



Je me souviens du 10 mai 2008 et du 21 palotin 135, par
Séance n°280


Visibles :    Tristan Bastit,  Jacques Carelman,  Thieri Foulc, Olivier O. Olivier,    George Orrimbe,    Brian Reffin  Smith,  
Invisibles :   Guillaume Pô, Jack Vanarsky.

Miscellaneous

Pendant le mangement, différentes possibilités de monstration des travaux sont évoquées mais sans décision de mise en œuvre.


  présente ses travaux en cours sur la dispersion : dispersion d’une peinture  dans une autre  selon différentes techniques :
-    dispersion de graphes
-    dispersion d’un lavis déchiré et collé dans un  dessin de graphes
-    dispersion de morceaux de Toto, dans un dessin,
-    dispersion de deux carrés : un rouge et un bleu , déchirés et collés dans un dessin,
-    dispersion de touches de couleurs dans un dessin
-    dispersion de touches de couleurs et d’aquarelle dans un dessin
-    dispersion dans une reproduction d’un autoportrait de Van Gogh, de Broadway boogie woogie de Mondrian, déchiré en morceaux
-    etc.

Un remue-méninges général suit :
Pour renforcer la contrainte, il faut reconstruire le tableau de fond avec l’œuvre dispersée, sans que le fond apparaisse.

On pourrait utiliser comme contrainte l’égalité de surface entre le tableau final et l’initial ou des pourcentages de la surface du support.

Dans le cas d’égale surface entre les deux tableaux, peut on parler de dispersion ?

La taille des morceaux va déterminer le résultat, il serait intéressant d’étudier une série avec une gamme de tailles très différentes, chaque taille de morceau faisant l’objet d’une œuvre spécifique, et de comparer.

Que serait une œuvre de Leonardo da Vinci contenant en dispersion une œuvre de Poussin ?



propose un schéma de machine à peindre : système de pinceaux horizontaux  alimentés en continu, chacun par une couleur choisie préalablement. Le peintre situé derrière le tableau maintenu vertical le déplace, en aveugle, successivement devant chaque couleur déterminée.


Une machine plus simple, est aussi proposée : un pinceau à chaque doigt permet au peintre d’avoir simultanément dix couleurs à sa disposition.


informe de trois journées sur le camouflage à l’École des Beaux-Arts de Bourges et d’expériences de contraintes directionnelles (dessin et musique) réalisées avec les étudiants.




 Présentation d’ouvrages :
fait circuler  le  numéro hors série 2008  de la revue Gazogène dédié à l’art hors les normes, singulier, du XIXe siècle et du début du XXe, tel que les cartes postales l’ont diffusé. Cet ouvrage est un véritable recueil de référence réalisé à partir de la collection de J.-M. Chesné, qu’il commente avec  J.-F. Maurice (jfm46@club-internet.fr)

présente deux ouvrages :
- Le grand livre des animaux, de A. Boos, édition Lito, qui classe les animaux par couleur ;
- Au galop, livre animé des éditions Play Bac, dont l’animation s’effectue par le simple fait de tourner les pages. L’assistance imagine de multiples applications picturales.




Œuvre**
Réaction picturale
La séance précédente avait abouti à de multiples questions sur les premiers travaux de ainsi qu’à  une proposition d’étude de 

( les deux œuvres réalisées  reproduites  dans le précédent jms),  dont  l’une figure ci-dessus. La discussion s’engage sur ces travaux afin de les enrichir.
Première question : le titre réaction picturale est-il bien approprié pour caractériser la démarche ?
Il est proposé interréaction picturale qui, ne semblant pas plus précis, est abandonné.
Un retour sur des règles de procédure paraît nécessaire à tous les participants pour montrer le phénomène de réaction.

 : Ce qui caractérise Dubuffet par rapport à Zurbaran c’est l’absence d’ombre et un code couleur. Ne peut-on chercher une correspondance entre les deux peintres :
                      
noir profond de Z >>>>> rouge de D
autre noir de Z >>>>>>> bleu de D

 : Comment faire réagir Dubuffet complet sur Zurbaran complet ?

Le San Serapio de Zurbaran présente une illusion de relief avec les plis de sa robe, il faut que la projection de Dubuffet conserve cette caractéristique.

 : Dans la réaction chimique, seul un produit est intéressant, par analogie, dans la réaction picturale, nous pouvons garder qu’une partie de la peinture  d’Olivier, et dans le cas présent, éliminer la tête , les ombres.

: il n’est pas tenu compte de la réaction des couleurs dans toute la réflexion précédente ; comment les couleurs peuvent-elles réagir ?
Il se propose de travailler à partir du tableau périodique pour avancer.
 
 : Plus généralement, quels sont les éléments picturaux à prendre en compte et comment peuvent ils réagir ? Il faut se reporter à la liste donnée dans Du potentiel dans l’art et ensuite faire des choix.

 : N’y a-t-il pas une correspondance à chercher entre les portraits vocalo-coloristes des peintres et ceux des éléments chimiques, qui pourrait faire avancer l’idée de réaction ?



Prochaine réunion le 21 juin
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•    La séance précédente portait dèjà le numéro 280, qu’il fallait lire 279.
•    Les précédents jms sont lisibles sur le site http://tbastit.free.fr/?002/Seances/

** Le lecteur aura noté que les couleurs de quelques mots ou de leur surlignage obéissent à la contrainte définie par dans le numéro 23 des Carnets trimestriels du Collège de ’Pataphysique, 21 pédale 133 EP,  vulg. 15 mars 2006.