Contraintes superformantes

Au-delà des oeuvres, des réalisations, des objets matériels ou immatériels, des actions et des gestes particuliers, il y a leur nombre et leurs caractères communs. Les musées parlent d'écoles, puisqu'il y a des maîtres et donc des disciples, des seguaci, comme disent les Italiens, « suiveurs » ou « sectateurs », c'est la même origine. Pour les esthéticiens, les critiques, il y a des styles. Pour les historiens, il y a des mouvements et des groupes. Les galeristes, eux, ont leur écurie.

L'Oupeinpo constitue un groupe de travail, certes, mais non un groupe d'artistes. À ce titre il affirme que les contraintes qu'il invente ont vocation à être utilisées par des artistes de toutes obédiences, de tous mouvements, de tous styles. Mais, pour autant, il ne se satisfait pas de constater l'anarchie, ou les tyrannies même pas occultes, qui président à l'éclosion des « tendances » artistiques et à leur absence de doctrine. Ayant intégré la notion de style dès son Tableau des mille colonnes, il entend faire porter sur lui l'ensemble des opérations potentielles.

Aux méthodes d'élaboration de styles, il ajoute quelques suggestions pour contraindre aussi la création d'écoles et mouvements, c'est-à-dire fournir aux candidats chefs d'école d'abord un nom, un pavillon sous lequel se ranger, et surtout une doctrine dûment déduite des présupposés afin que fleurisse une créativité renforcée.